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Boire le cognac, après tout cela, c’est presque accessoire !
Non, je plaisante…
Mais pour ceux ou celles qui ont un a priori contre les « alcools forts », je vous recommande déjà d’essayer de les déguster « au nez », dans le verre d’un voisin compréhensif.
Saveurs et textures seront moins diversifiées que dans l’univers des vins, où l’on trouve des extrêmes en matière par exemple d’acidité ou encore des vins tranquilles ou pétillants.
La palette des saveurs et des textures est vaste cependant : schématiquement, les jeunes eaux de vie sont plus vives, plus alcooleuses et moins complexes. Avec le temps, les tanins s’assouplissent, les cognacs deviennent plus ronds, plus onctueux, cette rondeur pouvant cohabiter avec de l’amertume ; on arrive alors à des équilibres du même type que ceux qu’on retrouve dans les grands vins : une charpente centrale qui donne la structure, et une enveloppe légère ou plus charnue, apportant soyeux ou rondeur.
L’appréciation finale d’un cognac, portera sur sa netteté, sa finesse, l’harmonie entre saveurs et arômes, la complexité, la persistance des impressions en bouche…sans compter le plaisir de revenir plusieurs heures après devant votre verre vide, pour chercher les arômes les plus lourds, ceux des eaux de vie les plus âgées composant votre cognac.
Une des difficultés pour le consommateur, c’est que la seule classification des Cognacs se fait par catégories d’âges ; mais l’appartenance à une de ces catégories ne vous éclairera pas vraiment sur les senteurs ou la structure du produit. En particulier pour les XO, dont la palette de vieillissement peut aller de 6 à plus de 50 ans.
Tout dépend en fait du style qu’a voulu donner à ce cognac le maître de chai ou le propriétaire qui l’a composé : ainsi, on peut trouver dans une même catégorie des cognacs tous d’âges fort respectables, mais avec des structures extrêmement différentes.
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