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Dégustation professionnelle ou amicale, au choix...
La dégustation"plaisir" ne se déroulera bien sûr pas dans les mêmes conditions, mais si vous voulez vraiment analyser un Cognac "nouveau", autant le faire avec méthode.
L'organisation « dans les règles de l’art »
d’une dégustation de cognacs sera similaire dans les grandes lignes à
celle d’une dégustation de vins.
- Mêmes précautions générales quant au lieu de dégustation (pas de couleurs, de bruits ni d’odeurs parasites par exemple) ainsi qu’à la forme physique et au degré d’attention des dégustateurs…
- Même déroulement : observation de l’aspect/arômes perceptibles au nez/prise en bouche et analyse de la texture et des arômes perceptibles par rétro olfaction (arômes perçus par le nez lorsqu'on a le produit en bouche)
- Possibilité de se rincer la bouche entre deux verres
Les spécificités de la dégustation des spiritueux par rapport à celle des vins viennent en particulier du degré des produits, nettement plus élevé (40° environ pour les Cognacs) avec plusieurs conséquences :
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ce n’est pas pour rien qu’on parle surtout de « nosing » pour l’appréciation des whiskies : par rapport aux vins, l’évaluation au nez sera bien plus cruciale, l’examen en bouche un peu moins.
- Les arômes se volatiliseront plus facilement, et seront donc très sensibles à la température et à l’agitation : il faudra rester plus éloigné du verre au premier abord puis éviter d’agiter les cognacs aussi vigoureusement qu’on agite un vin.
- Ensuite, il convient de les laisser s’exprimer à leur vitesse : les cognacs doivent être attendus patiemment, ils ne révèleront pas tous leurs arômes au premier nez, c’est au bout de plusieurs minutes, plusieurs dizaines de minutes, voire plusieurs heures qu’ils auront pleinement exprimé la gamme de leurs arômes et dévoilé toutes leurs facettes. Les arômes se détacheront par séries de vagues, et ceci plus nettement encore que dans la cas des vins.
- Vous ne pourrez donc pas déguster autant d’échantillons dans une séance que dans le cas des vins. Autant la rapidité est de mise pour les professionnels lorsqu’il s’agit dévaluer le potentiel d’une eau de vie jeune, autant pour un cognac mâture un des plaisirs de la dégustation- mais aussi une des obligations pour qui veut vraiment explorer un produit -sera le temps à y consacrer. D’où l’image classique de l’amateur sirotant longuement le même verre.
Les verres utilisés pour une dégustation de cognac seront également différents de ceux utilisés pour les vins.
Pas de verre réellement normalisé de type INAO pour les cognacs, mais les verres préférés des cognaçais sont de deux types :
- les verres « maître de chai » plus couramment utilisés pour la dégustation des pineaux (assez droits, ils ressemblent à ceux utilisés à Jerez pour les finos)
- et surtout de petits verres tulipe; leur base plus arrondie, leur forme élancée et leur ouverture resserrée en haut permettent une meilleure appréciation des arômes. Les arômes sortent du verre de façon plus séquencée, ils se détachent plus nettement les uns des autres et ils semblent aussi plus concentrés, plus puissants.
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