|
La vigne, le vin, les spiritueux, ils les aiment, ils les peignent, ils les sculptent, ils les photographient....
Peintres
Photographes
Jean-Pierre Dussaillant
Le Musée des Arts du Cognac a accueilli l'été 2006 une superbe collection de Jean Pierre Dussaillant intitulée "La vigne des Anges".
Installé sur l’Ile de Ré, Jean Pierre Dussaillant explore une voie originale, celle des bas-reliefs en métal peint : il plie le métal, associe bronze et cristal, fait naître dans le cuivre et l’acier des silhouettes puissantes ou voluptueuses.
Mais le métal n’est pas son unique forme d’expression : il travaille aussi le bois, le plâtre, et ses peintures comme ses dessins révèlent autant de talent et d’enthousiasme que ses sculptures.

Pour notre plus grand bonheur, Dussaillant est aussi un amoureux de la vie, et surtout un fou de vins et de cognacs (Je resterai discrète sur sa cave somptueuse, un alignement gourmand de bouteilles mythiques amoureusement répertoriées qui ferait pâlir d’envie plus d’un restaurant étoilé). Sa passion se traduit à travers ses dernières oeuvre.
L'une de ses expositions précédentes tournait autour de thème du baiser, les toiles et les sculptures présentées à Cognac étaient une ode joyeuse à la vigne et aux plaisirs de la dégustation.
Des nez de bronze monumentaux côtoyaient des vendangeuses altières dont les courbes d’acier répondaient au cuivre des raisins. Aux murs, des peintures éclatantes de vie et de couleurs, où se bousculaient verres et bouteilles comme autant de promesses d’explosions d’arômes.

Laurence Chesneau-Dupin, Directrice des Musées de Cognac, a fait réaliser pour cette exposition un catalogue étonnant. Il présente les œuvres de Jean Pierre Dussaillant au fil de textes originaux écrits par des auteurs amis de l’artiste, qui célèbrent eux aussi le vin, le cognac et la volupté. Dont une histoire d’amour et de mystère à l'atmosphère envoûtante, qui vous conduira des rives de la Charente à un certain cimetière de Baltimore, et vous tiendra en haleine du début à la fin.
Un catalogue d’exposition qui se lit comme un roman policier, c’est rare !
Je laisse la parole à Laurence Chesneau-Dupin : « De son maître Pierre Henri Ducos de la Haille, il a gardé la fascination pour les œuvres monumentales, la maîtrise des lignes sobres, et un art figuratif affranchi de toute recherche réaliste. Mais derrière l’harmonie, la mesure et le soin méticuleux apporté au moindre détail, transparaissent l’appétit goulu des plaisirs de la vie, la générosité, le bonheur du partage. L’exposition La Vigne des Anges rassemble des œuvres qui témoignent de ces instants précieux, où se mêlent belles et bonnes choses, souvenirs ou promesses de plaisirs partagés».
Et comme les parfums, les couleurs et les sons se répondent, voici un autre commentaire, de Rachel Yakar–Lecocq, cantatrice...et admiratrice: «Bouteilles et frises de verres aux formes pleines et voluptueuses, transparences de la matière, ocres soulignés de noirs changeants, jeux de lumières et d’ombre, regard qui s’accroche contemplant au-delà de l’image et qui boit déjà les ors du liquide sacré, parfumé, chatoyant, oh combien noble; tout cela Jean-Pierre Dussaillant nous l’offre dans son œuvre».
N'hésitez pas à faire un tour de l'atelier de Jean Pierre Dussaillant sur son site dussaillant.chez-alice.fr
Photographes
Stéphane Charbeau
Stéphane Charbeau est concepteur de sites web (c'est lui qui a conçu l'architecture de ce site), mais c'est aussi un photographe de talent : à part quelques exceptions, les belles photographies de vignes, vins d’alambics et de cognacs que vous pouvez voir ici sont ses œuvres. (Les autres images de qualité professionnelle sur le Cognac m’ont été confiées par le BNIC, et en fait, lorsque les photos sont ratées, ne cherchez pas, elles sont de moi...)
La majeure partie de ses photographies ont pour thème la vigne et le vin, elles sont à vocation pédagogique et illustrative plus qu’artistique. Mais il a réalisé également une belle collection d’images de paysages et de monuments.
Aussi doué que modeste Stéphane Charbeau a longtemps tenu cachées des images superbes de la ville de Cognac, dont une vue des quais proprement hallucinante. Pour qui connaît Cognac, les quais ne sont pas vraiment un endroit qui procure un choc esthétique …
Il en a fait une photographie d’une beauté étrange : la silhouette massive des bâtiments se détache sur un fond nuageux qui hésite entre le bleu et le gris, et le drapeau bleu de Martell flotte au-dessus de la ville comme pour rappeler qu'ici, le Cognac domine tout.
La ville entière apparaît comme un vaisseau de pierre, partant à la conquête du Monde.
L’ensemble est baigné d’une lumière irréelle. Cette image des quais a la beauté d’un Turner ou d’un Sisley : de quoi changer votre regard sur l’endroit dans la réalité.
Enfin il s’est « amusé » (le terme vient de lui, je lui en laisse la paternité pour désigner un travail aussi minutieux que colossal) à créer un site qui permet de visualiser l’évolution de la ville de Cognac depuis les années à 1900, à travers des images de cartes postales anciennes et des vues actuelles des mêmes endroits de Cognac.
En déplaçant un petit curseur, vous voyez disparaître chapeaux et crinolines, les fiacres sont remplacés par les voitures, le bitume recouvre inexorablement les rues…Un petit détour très émouvant pour tout habitant de Cognac. Confiez-lui vos cartes postales anciennes, il se précipitera sûrement pour leur donner vie….
Stéphane Charbeau présente depuis peu ses photographies sur plusieurs sites, je vous engage à aller les voir :
|