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Un site dédié aux cognacs et à leur dégustation
Des produits fabuleux, injustement méconnus en France.
ACTUALITE:
Sortie le 24 avril de mon livre"Les arômes du Cognac"
Premier livre consacré aux arômes de nos belles eaux de vies charentaises.
La première partie est une promenade olfactive à travers une trentaine d'arômes. Paniers de fruits d'été, bouquets de violette ou gousses de vanille, ils vous entraîneront dans un monde d'émotions, de souvenirs et de rêves, sur les routes maritimes des marchands hollandais, et au pied d' alambics rutilants...
La seconde partie, plus technique, décrit pas à pas comment ces diverses senteurs apparaissent tout au long du process d'élaboration des cognacs: la spécialisation des cépages, la singularité des crus, les secrets de la distillation, la lente mâturation en barriques, et l'incroyable ballet de tous ces vignerons, distillateurs, courtiers, acheteurs et maîtres de chais cognaçais qui créent depuis près de 400 ans ces parfums qui se dégustent.
Un livre pour les curieux, les amateurs, les connaisseurs, les passionnés...
LE SITE
Sur le site de l'Ecole des Cognacs, vous pourrez découvrir:
- les grandes lignes de l'élaboration des Cognacs
- une introduction à la dégustation des Cognacs
- dans Cognac Magazine
des articles qui vous permettront de comprendre l'économie de toute la
région, son organisation et ses aleas, et de rencontrer les acteurs de
la filière Cognac, aussi bien producteurs que tonnelier ou graphistes.
A travers la section Dégustations et Découvertes, je vous ferai entrer
chez les producteurs ou dans les maisons de négoce , à la recherche des
secrets de leur style
- la partie Esprits et Spiritueux est dédiée aux peintres, photographes, écrivains...
- enfin, pour ceux qui souhaitent aller plus loin, je vous propose des sessions d'initiation aux Cognacs et à leur dégustation , des visites en Cognaçais, et pour les groupes des animations autour du Cognac
Mais pourquoi donc un site sur les Cognacs?
Qu’on se le dise : la dégustation des cognacs est une expérience sensorielle passionnante.

Tout d’abord, un cognac, c’est une valse d’arômes : simples fleurs des champs ou fleurs capiteuses des îles ou des Indes, fruits frais, amandes, noisettes et noix de toutes sortes, fruits confits, épices douces ou brûlantes, thés, tabacs, encens orientaux, brioches et chocolats… on pourrait continuer longtemps la liste des parfums et des gourmandises.
Ensuite, le mode de production est aussi hallucinant de complexité que riche de traditions.
On a souvent l’image du cognac comme un produit industriel, face à des armagnacs « paysans ». Que nenni. Car si les quantités exportées par les Maisons de Cognacs, les noms connus internationalement, sont effectivement industrielles, le processus de production des eaux de vie, lui, reste largement dépendant d’une myriade d’exploitations minuscules, très artisanal …et très empirique. Ceci même au sein des plus énormes maisons de négoce.
Un produit aussi difficile, aussi long et aussi onéreux à produire ne pourrait plus être inventé au 21° siècle : personne ne voudrait investir dans une telle folie !

Autre point fascinant : l’élaboration des Cognacs fait appel à des savoir-faire remontant à la nuit des temps. La distillation est l’héritière de l’histoire des parfums et de l’alchimie. Si la quête de la pierre philosophale n’a pas permis de changer le plomb en or, elle aura du moins changé le raisin en vin puis en eaux de vie…
Rajoutez par dessus la science des tonneliers, puis celle des maîtres de chais, gardiens des temples cognaçais qui élèvent et transforment les eaux de vie avec amour pendant des années avant de les marier savamment.
Complétez le tableau par une délimitation des crus qui fait et fera encore couler beaucoup d’encre, depuis les premiers élégants traits de plume de l’ingénieur Coquand sillonnant les coteaux sur son cheval, suivi d’un courtier-goûteur, duo qui vaut bien celui de Don Quichotte flanqué de Sancho Pança.
Car l’histoire du vignoble elle-même est captivante. Le Cognac n’aurait pas pu exister sans le commerce antique du sel, sans les routes des vins des navires hollandais, sans le cuivre suédois, sans les caprices des princes d’Angleterre et de la cour de Russie…et surtout sans quelques jeunes aventuriers du Nord, irlandais, britanniques, hollandais qui en venant chercher fortune sur les rivages de Saintonge ont fait celle de toute une région, à travers guerres de religions, soulèvements de croquants, révolution française, blocus napoléonien ou autre peste phylloxérique.
Face à tout cela, il est vraiment étonnant de constater le désintérêt presque complet de nos concitoyens pour ce produit magique, alors que le monde entier s’arrache nos bouteilles.
Pourquoi? Le Cognac a un double tort : celui d’avoir de multiples facettes, et celui d’avoir été reconnu depuis trop longtemps comme une merveille.
De multiples facettes, car quand on dit « cognac », on pense souvent spontanément aux petites flasques de liquide ambré qu’on ajoute dans la pâte à crêpes ou dans la poêle de cuisson de la côte de veau. Humpfff, ceci n’est pourtant pas l’usage que vous imagineriez en priorité pour un grand vin de Bourgogne ou de Bordeaux…
Reconnu dès le 17° siècle comme une merveille d’élégance et de complexité, adopté par les aristocrates, puis consommé par vos grands-pères, tel le Général de Gaulle sirotant sa fine à l’eau, le voilà de surcroît affublé de deux étiquettes mortelles: « alcool de vieux » et « boisson de riche »… enterrement de première classe. Car on pourrait lui pardonner à la limite d’être cher, mais être ringard, alors ça, ça ne pardonne pas …
Allez, jetez donc aux orties vos idées préconçues, et intéressez-vous au cognac…Suivez-moi, je vous promets, vous ne regretterez pas le voyage… Le Cognac, c’est de l’or dans votre verre.
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